• Lundi 25 août 2014

    Pour tout dire, j’y croyais !!! Un entretien d’embauche décroché, suivi d’une semaine d’essai qui s’est très bien passée. Un travail qui me passionnait. La joie de se lever chaque matin pour aller travailler, être dans une entreprise, rentrer le soir chez soi… Bref, pendant une semaine, la vie d’une personne normale. Et aujourd’hui la douche froide : il n’y aura pas de deuxième semaine d’essai. Le grand patron, malgré toute ma bonne volonté et sans m’avoir rencontré, a décrété qu’il ne voulait pas de débutant à ce poste. Pour pouvoir effectuer cette semaine d’essai, ma famille n’a pas mangé pendant 4 jours. Cela n’a débouché sur rien, comme d’habitude. L’an dernier, même époque, une revue ayant pignon sur rue m’a fait écrire deux articles qui devaient déboucher sur une collaboration ultérieure. Les articles ont paru, je n’ai jamais été payé, et bien entendu, plus de nouvelles… Dimanche, nous avons été cambriolés, mais comme il n’y avait rien à prendre, ils sont partis bredouilles. Lundi, on a retrouvé la voiture familiale avec un pneu crevé. Quand on a la poisse, on boit le calice jusqu’à la lie. Le 30, cela fera deux mois que toutes nos ressources ont été coupées. Nous en sommes actuellement à plus de 3000 euros de dettes auprès de personnes nous ayant prêté de quoi subsister. L’horizon est sombre comme il ne l’a jamais été. Je sais que la roue finit toujours par tourner, mais là, j’avoue que dans ces ténèbres, je n’arrive pas à trouver la sortie. J’ai fait tout ce qui est humainement possible de faire. Je remets les clés de la boutique au Céleste Patron. Un proverbe chinois dit : « Quand on arrive à la dernière page, il faut refermer le livre ». En ce qui me concerne, c’est fait. Ce blog s’arrêtera donc là pour le moment. Merci à ceux – s’ils existent – qui ont pris le temps de le lire.  Chaque jour où on aura survécu est un jour de gagné, en attendant la redistribution des cartes, un 1793, un 1944 à rebours qui remettront dans un dantesque son et lumières les postes en jeu. « Il est urgent d’attendre » disait ce grand humaniste qu’était le Président Hoover, attendons donc. Et puisqu’il faut passer le temps d’attente, comme lorsqu’on téléphone à une administration, on a le droit à une bande sonore. Je vais mettre quelque chose qui bouge, en symbiose de l’attente : Waiting for the worms du film The Wall.


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